L’identifiant unique reste un rêve

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Quand OpenID a été lancé en 2006, la proposition de valeur était intéressante : un système d’authentification décentralisé permettant aux utilisateurs de s’authentifier auprès de plusieurs sites avec un seul identifiant. Un identifiant unique allait permettre aux internautes de s’identifier une fois auprès d’un site de confiance pour ainsi bénéficier d’un accès rapide aux autres sites indépendants du web. Plus besoin de créer un compte d’utilisateur différent pour chaque site!

OpenID n’a pourtant pas bénéficié du succès qu’il semble avoir mérité. Certains se demandent si OpenID est mort. Avec la fin de MyOpenID février dernier, on comprend mieux pourquoi OpenID s’efface tranquillement : la compétition directe des sites tels que Facebook et Twitter qui proposent leurs propres systèmes d’authentification uniques. Ces derniers ont des marques bien connues qui inspirent la confiance. Le système d’authentification OpenID est complètement décentralisé et sa promotion se fait par un organisme qui n’est pas à but lucratif. Ça ne permet pas de se bâtir une grande renommée.

Cela dit, le concept de OpenID, le SSO (Single Sign On) a été repris par plusieurs entreprises cherchant à être l’émetteur principal de « passeport web » afin de consolider leur emprise sur leurs utilisateurs. Comme le dit bien Yashan Wong sur le site Quora, les internautes ne sont pas vraiment intéressés par la sécurité, mais par la facilité d’accès au contenu. OpenID nécessite trop d’explication pour le commun des mortels et reste ainsi voué à disparaître.

Aujourd’hui, on peut se demander si le SSO est encore pertinent. Les fureteurs comme Firefox ou Chrome sont en mesure de remplir automatiquement des fiches d’identification et les gestionnaires de mots de passe éliminent les difficultés associées à l’utilisation de plusieurs mots de passe complexes.

Bien que la technologie de reconnaissance biométrique déployée dans la dernière génération d’iPhones offre de nouvelles options d’identification intéressantes, nous sommes encore loin de la solution unique.