Le microblogue : tueur des blogues?

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Les journaux disparaissent. La toile permet de suivre l’évolution des nouvelles en temps réel et les blogues permettent de commenter et de créer la réalité.

Certains croient l’avenir du blogue est le microblogue permis par, entre autres, Facebook, Twitter et Tumblr. Sommes-nous maintenant à l’ère de la disparition des blogues?

Un microblogue est une version simple du blogue d’une longueur d’environ 200 caractères ou moins. Twitter demeure le site de microblogue le plus important.

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Bien que Twitter soit consacré aux microblogues, les réseaux sociaux sont des sources importantes de microblogues. Chaque fois que j’écris un billet pour mon blogue #NOW, je crée un microblogue en faisant une mise à jour de mon statut Facebook avec une phrase accrochante et un lien vers mon blogue.

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Le microblogue est une réponse à un problème qui prend de plus en plus d’importance : la capacité limitée de consommation des lecteurs dans l’ère des médias infinis et de l’accès instantané à l’ensemble de la connaissance humaine. Le microblogue est un moyen de communication de masse qui permet à quiconque de contribuer rapidement et facilement au savoir collectif de la blogosphère.

Le microblogging fait tomber les barrières du temps et de l’effort. Plusieurs blogueurs abandonnent leurs blogues pour s’y consacrer exclusivement. Il permet une fréquence de publication sans pareille et ainsi un contact accru avec le public cible. Est-ce alors la fin des blogues?

Ma réponse : non. Deux cents caractères ne permettent pas de produire du contenu de qualité. Toutefois, le microblogue sert d’hameçon pour attirer le lecteur vers le blogue principal. Les deux plateformes se complètent. L’un est la pub; l’autre, le produit.

Le microblogue reste le modèle par excellence pour la diffusion rapide d’informations. Par exemple, le microblogue est un outil indispensable pour rejoindre les populations à risque lors des sinistres.

Pour en connaître plus sur les points forts et faibles des différentes plateformes de microblogues, je recommande ce blogue de Lorelle.

 

 

Êtes-vous cybercitoyen?

L’hyperlien est comme de la manne tombée du ciel pour le blogueur. Il ne saura pas d’où ou de qui il provient, mais il est d’une importance capitale si son objectif est d’accroître son lectorat. Un lien vers son blogue l’aidera à gravir les échelons du système PageRank et augmenter sa visibilité.

Du point de vue du contenu, le web est souvent considéré comme le « Far West » : un espace de liberté total, sans lois et sans contrôle externe. Pourtant, le web a un shérif : Google (et, dans une moindre mesure, Bing, Yahoo et autres).

En utilisant des hyperliens dans mes billets, je participe à un processus démocratique de sélection du meilleur contenu sur la Toile. En liant, j’attribue de la valeur au contenu pour les moteurs de recherches. Ces moteurs de recherches tiennent compte de chaque « vote », les comptabilisent, et définissent ainsi ce qui sera retrouvable dans l’infini numérique pour les générations futures.

Mon choix de liens me permet donc d’exercer un certain contrôle éditorial sur le web. Contrairement à un simple consommateur de contenu web, un blogueur est un cybercitoyen. Il est politiquement actif parce qu’il a choisi d’utiliser son droit de vote, l’hyperlien, pour tisser la Toile qu’il voudra léguer à ses enfants.

 

Pour une meilleure compréhension du pouvoir accordé par l’hyperlien, je recommande ce texte de Jill Walker.

RE : Le billet parfait

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Dans son billet du 4 mars,  Nicolas Mathon tente de proposer un guide concis pour la réalisation d’un « billet parfait ». Il explore des métriques quantitatives, mais il vient à la conclusion que l’essence du billet demeure son contenu, secondé par l’intégrité du blogueur.

Je suis plutôt en accord avec cette affirmation, mais je souhaite la nuancer : la recherche de la perfection va de pair avec l’intention du blogueur.

Écrire un blogue n’est pas un exercice purement personnel. Si tel était le cas, pourquoi alors publier les billets sur le web? Le billet est, au fond, une contribution à la conversation collective et un maillon dans l’informatisation de l’expérience humaine. Il faut toutefois choisir un point de vue lors de l’évaluation d’un billet. Tandis qu’un billet peut répondre à tous les critères de recherche de l’un, il peut sembler médiocre et incomplet pour l’autre.

Puisqu’un blogueur partage des billets afin d’acquérir des lecteurs, ses billets sont des « produits » pour lesquelles il cherche des « clients ». Il devrait alors se demander : « qui sont mes clients et que recherchent-ils? » Bien sûr, il est très possible qu’il puisse acquérir de nouveaux lecteurs sans se soucier des intérêts du lectorat déjà acquis, mais il ne bénéficiera alors pas de la force multiplicatrice d’une clientèle fidélisée.

Dans l’exemple suivant, le blogueur Steve Rumsby présente son évaluation du nouveau Chromecast de Google. Son style d’écriture est plutôt informel et il offre une évaluation technique pertinente du nouveau gadget. Toutefois, étant britannique, il cible un lectorat britannique en fournissant le prix en £ et des astuces pour contourner les difficultés d’achat du Chromecast en Grande-Bretagne. Il n’écrit pas sur le Chromecast d’un point de vue technique, se concentrant sur son expérience d’utilisateur. Évidemment, il écrit pour des lecteurs britanniques qui pensent devenir, eux aussi, utilisateurs.

Il est dans l’intérêt du blogueur de se demander si son billet est optimisé selon les intérêts de son lectorat ou des lecteurs qu’il souhaite acquérir. Le « billet parfait » doit donc être évalué notamment en fonction de la concordance de l’objectif de son auteur avec les intérêts des lecteurs ciblés par ce dernier.

Le potentiel économique inexploité des blogues

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Vu l’immensité et l’expansion constante de la blogosphère, je me suis interrogé sur la motivation des blogueurs. Bien que pour certains, la finalité soit de nature économique (je pense notamment aux entreprises qui engagent des professionnels pour faire la promotion de leurs produits), ils ne constituent qu’une minorité de la masse de ces carnetiers.

Il existe plusieurs études sur le sujet, mais le blogueur typique semble être principalement motivé par la satisfaction personnelle. Cette satisfaction est intimement reliée à l’étendue de l’impact de leur blogue et la qualité de l’interaction avec leur lectorat.

Bien que bloguer soit souvent recommandé comme une source de revenus supplémentaires, il ne permet pas, en général, de générer un taux horaire intéressant.  Pourtant, l’influence des blogues sur les décisions d’achats des consommateurs est supérieure à celui des réseaux sociaux tels que Facebook et Twitter.

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La motivation économique des blogueurs est faible, mais ils exercent une influence importante sur les consommateurs. Les entreprises dépensent énormément, et souvent aveuglément, sur le markéting à travers les réseaux sociaux. Il est envisageable que dans un avenir proche, une partie importante des ces sommes soit allouée à la solidification de leurs liens avec les blogueurs influents de chaque segment ciblé de leurs marchés. Il reviendra à la créativité des entreprises de bâtir ces liens commerciaux avec les blogueurs pour bénéficier du faible coût de leur impact. Le défi sera de leur permettre de maintenir leur intégrité, et par extension, leur satisfaction.