L’empire de la photo

visuellement captivant

Depuis quelques années, nous constatons une croissance rapide des plateformes sociales permettant le partage de contenu visuel (Flickr, Instagram, Pinterest).

Souvent sans modèle d’affaires concret, certaines entreprises du Web 2.0 obtiennent des évaluations de plus d’un milliard sans actif tangible. Leur point de vente, pour les investisseurs, est le temps d’interaction qu’ils génèrent avec leur public cible.

Toutefois, ce public est constamment bombardé de contenu. L’accessibilité au contenu n’est plus un facteur pertinent ; c’est la capacité de capter l’attention et stimuler l’interaction des internautes qui attire les investisseurs.

Si une image vaut mille mots, les plateformes sociales de partage d’images permettent de véhiculer de l’information à un rythme exponentiellement plus élevé que les sites de partage de contenu principalement sous forme de texte. Les images offrent souvent des hyperliens vers des sites ou des blogues pour en savoir davantage, mais c’est la première interaction avec le contenu, ce premier « click », qui est d’importance capitale.

L’internaute effectue constamment une évaluation du contenu qu’il consomme, mais les images permettent de contourner la raison et interpeler directement les émotions. Elles offrent aussi la promesse de la simplicité puisqu’elles peuvent rapidement véhiculer leur message et permettent ainsi une consommation accrue. De plus, les images sont souvent des objets sociaux à part entière permettant de commenter, partager,  Liker, Pinner, « +1 » et autres.

Les plateformes sociales accordent beaucoup d’importance à la photo accompagnant le contenu. Quand la majeure partie de l’interaction avec le contenu a lieu dans les plateformes sociales, l’optimisation visuelle d’un billet devient incontournable. L’image devient la porte d’entrée vers le contenu que l’on souhaite partager.

 

 

 

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Après Facebook et la fin de l’internet payant.

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Depuis sa création en 2004, Facebook a mûri pour se situer aujourd’hui au premier rang des réseaux sociaux au niveau mondial avec plus d’un milliard d’utilisateurs.

Certains prétendent que l’ère de Facebook tire à sa fin et que la plateforme perdra 80 % de ses utilisateurs d’ici trois ans avant de disparaître totalement. On compare sa propagation à celle de la peste bubonique. D’autres citent l’exemple de MySpace pour décrire le destin de Facebook.

Je ne suis pas d’accord.

Les utilisateurs de Facebook ont méticuleusement documenté et leurs champs d’intérêts, leurs activités, leurs photos et leurs interactions. Puisque Facebook ne permettra pas la migration des profils vers d’autres plateformes, il nous tient par la paresse.

Plutôt que sa disparition, nous assisterons à sa transformation. Selon moi, ce n’est pas Facebook qui va disparaître, mais les fournisseurs traditionnels de services téléphoniques et d’internet.

« Hein? Comment ça? »

 Dans le monde de l’aprèsWeb 2.0, la mobilité est essentielle au succès des entreprises.  Google et Facebook gagnent leurs revenus en vendant de l’espace publicitaire. Ils ont donc intérêt à maximiser le nombre d’utilisateurs liés en permanence à la toile.  Les fournisseurs, quant à eux, cherchent à maximiser leurs profits en vendant des abonnements de longues durées avec le moins de données possible, car ils savent que les minutes de téléphonie et les messages textes (très profitables) ne sont plus pertinents dans un monde qui offre de la téléphonie (Skype, Google Hangouts) et de la messagerie gratuite (Facebook Messenger, WhatsApp), ce qui explique la monté des prix pour les forfaits avec données.

Les géants du Web 2.0 et les fournisseurs tels que Bell, Rogers et Telus ont des objectifs contradictoires. C’est pourquoi Google et Facebook cherchent à contourner le problème en offrant une connexion gratuite à l’internet à qui la veut.

Le déclin de MySpace s’explique, selon moi, par un manque d’innovation. Facebook ne souffre pas de ce problème.

L’objectif de Facebook est de lier le monde tout en accumulant une base de données sur chaque individu pour lui présenter des publicités ciblées. Plus il augmente la durée de l’interaction avec la plateforme, plus il est profitable. C’est pour cette raison qu’il offre la messagerie instantanée, les appels voix, les appels vidéos, le partage d’objets sociaux en plus de ses services de base.

De la même manière que Google veut être LE moyen de chercher de l’information sur la toile, Facebook ne veut pas être UN intermédiaire entre les individus, il veut être l’UNIQUE intermédiaire (ce que Google cherche à faire aussi, mais sans succès).

Même si les jeunes d’aujourd’hui utilisent de plus en plus d’autres plateformes sociales, Facebook les suit et continuera à les suivre par acquisition ( Instagram, WhatsApp, etc.).

Et Facebook évoluera.

Nous n’avons qu’à regarder son acquisition récente d’Oculus Rift pour spéculer sur sa vision de nos interactions dans un avenir rapproché.

La réalité virtuelle deviendra notre réalité sociale.

Dans l’aprèsWeb 2.0, Facebook disparaîtra pour céder la place l’interaction sociale, mais celle-ci s’effectuera dans un monde créé, contrôlé et mis à jour par…

Fb.

Bienvenue à demain.