Après Facebook et la fin de l’internet payant.

no-facebook

Depuis sa création en 2004, Facebook a mûri pour se situer aujourd’hui au premier rang des réseaux sociaux au niveau mondial avec plus d’un milliard d’utilisateurs.

Certains prétendent que l’ère de Facebook tire à sa fin et que la plateforme perdra 80 % de ses utilisateurs d’ici trois ans avant de disparaître totalement. On compare sa propagation à celle de la peste bubonique. D’autres citent l’exemple de MySpace pour décrire le destin de Facebook.

Je ne suis pas d’accord.

Les utilisateurs de Facebook ont méticuleusement documenté et leurs champs d’intérêts, leurs activités, leurs photos et leurs interactions. Puisque Facebook ne permettra pas la migration des profils vers d’autres plateformes, il nous tient par la paresse.

Plutôt que sa disparition, nous assisterons à sa transformation. Selon moi, ce n’est pas Facebook qui va disparaître, mais les fournisseurs traditionnels de services téléphoniques et d’internet.

« Hein? Comment ça? »

 Dans le monde de l’aprèsWeb 2.0, la mobilité est essentielle au succès des entreprises.  Google et Facebook gagnent leurs revenus en vendant de l’espace publicitaire. Ils ont donc intérêt à maximiser le nombre d’utilisateurs liés en permanence à la toile.  Les fournisseurs, quant à eux, cherchent à maximiser leurs profits en vendant des abonnements de longues durées avec le moins de données possible, car ils savent que les minutes de téléphonie et les messages textes (très profitables) ne sont plus pertinents dans un monde qui offre de la téléphonie (Skype, Google Hangouts) et de la messagerie gratuite (Facebook Messenger, WhatsApp), ce qui explique la monté des prix pour les forfaits avec données.

Les géants du Web 2.0 et les fournisseurs tels que Bell, Rogers et Telus ont des objectifs contradictoires. C’est pourquoi Google et Facebook cherchent à contourner le problème en offrant une connexion gratuite à l’internet à qui la veut.

Le déclin de MySpace s’explique, selon moi, par un manque d’innovation. Facebook ne souffre pas de ce problème.

L’objectif de Facebook est de lier le monde tout en accumulant une base de données sur chaque individu pour lui présenter des publicités ciblées. Plus il augmente la durée de l’interaction avec la plateforme, plus il est profitable. C’est pour cette raison qu’il offre la messagerie instantanée, les appels voix, les appels vidéos, le partage d’objets sociaux en plus de ses services de base.

De la même manière que Google veut être LE moyen de chercher de l’information sur la toile, Facebook ne veut pas être UN intermédiaire entre les individus, il veut être l’UNIQUE intermédiaire (ce que Google cherche à faire aussi, mais sans succès).

Même si les jeunes d’aujourd’hui utilisent de plus en plus d’autres plateformes sociales, Facebook les suit et continuera à les suivre par acquisition ( Instagram, WhatsApp, etc.).

Et Facebook évoluera.

Nous n’avons qu’à regarder son acquisition récente d’Oculus Rift pour spéculer sur sa vision de nos interactions dans un avenir rapproché.

La réalité virtuelle deviendra notre réalité sociale.

Dans l’aprèsWeb 2.0, Facebook disparaîtra pour céder la place l’interaction sociale, mais celle-ci s’effectuera dans un monde créé, contrôlé et mis à jour par…

Fb.

Bienvenue à demain.

 

About these ads

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s